Alternative à Vecteur Plus : quel service de veille des marchés publics choisir ?

Vecteur Plus détecte des projets privés du bâtiment bien avant l’AAPC, sur le seul marché français et sans tarif public. Ce comparatif vous dit quand cet abonnement se justifie, et quand une veille multi-pays sans engagement suffit.

Publié le 8 août 2026

En résumé

  • Vecteur Plus n’est pas un simple agrégateur du BOAMP : il croise les avis officiels avec la presse, des milliers de sites et Sitadel pour repérer un projet privé de bâtiment des mois avant toute publication. Jorpex ne reproduit pas ce travail de détection amont : nous partons des avis publiés. D’autres éditeurs français le font, à commencer par EXPLORE.
  • L’éditeur ne publie aucun tarif : le site propose deux parcours, une demande de démonstration ou un test en libre-service limité à trois marchés offerts. Les montants qui circulent sur les pages de comparaison tierces ne sont confirmés nulle part, nous ne les reprenons pas.
  • Le périmètre est français : l’éditeur n’annonce aucune couverture hors de France, et ne publie ni offre ni périmètre pour la Belgique, l’Espagne ou l’Allemagne.
  • Les alertes arrivent sur la plateforme web, par e-mail et par export CRM. L’éditeur n’annonce nulle part sur son site d’envoi dans Slack ou Microsoft Teams.
  • Jorpex couvre plus de 50 sources publiques dans plusieurs pays, cible les avis par IA, les envoie dans Slack ou par e-mail, publie son tarif à partir de 49 USD par mois et se résilie au mois.

La bonne alternative à Vecteur Plus dépend d’une seule question : achetez-vous de la détection avant l’avis, ou des alertes fiables sur les avis publiés ? Vecteur Plus est bâti pour la première, Jorpex pour la seconde. Si votre développement commercial repose sur des projets de construction repérés des mois avant l’AAPC, Jorpex ne remplacera pas Vecteur Plus — nous ne faisons pas de détection amont —, et cette page n’essaiera pas de vous convaincre du contraire. Si vous soumissionnez sur des consultations déjà publiées, identifiées par codes CPV, par acheteur public ou par zone, vous financez aujourd’hui une capacité de détection amont que vous n’exploitez pas — et vous la payez au prix d’un abonnement dont l’éditeur ne publie ni le tarif ni la durée d’engagement.

Ce que Vecteur Plus fait bien, et que nous ne reproduisons pas

Vecteur Plus est une SAS immatriculée en 1995, dont le siège est à Bouguenais, dans l’agglomération nantaise, avec deux autres établissements enregistrés, à Gentilly et à Bordeaux. Elle appartient aujourd’hui au groupe Infopro Digital, ce que l’éditeur indique lui-même ; la date et les conditions de son rachat, en revanche, ne sont documentées ni sur son site ni sur celui du groupe, et nous ne reprenons pas les chiffres qui circulent dans la presse spécialisée. L’INSEE la classe en entreprise de taille intermédiaire (donnée 2023), pour une tranche d’effectif propre de 100 à 199 salariés — la catégorie se calcule au périmètre du groupe. Le groupe revendique 642,7 M€ de chiffre d’affaires et 4 000 collaborateurs. L’éditeur revendique plus de 6 000 clients et 20 000 utilisateurs, et quatre implantations : Nantes, Gentilly, Bordeaux, Lyon.

Le cœur du produit tient en une phrase : ce n’est pas un moteur de recherche sur le BOAMP. L’éditeur annonce détecter plus de 5 millions d’opportunités, en croisant le BOAMP et le JOUE avec 400 titres de presse nationale, régionale et spécialisée, 12 000 sites web et Sitadel, la base des permis de construire. L’indexation repose sur plus de 7 000 thématiques métiers : selon l’éditeur, une IA entraînée sur ces thématiques pré-indexe les données, puis des chargés de veille vérifient, enrichissent et contextualisent. Concrètement, un charpentier ou un bureau d’études peut être prévenu qu’un projet existe avant qu’un DCE ne soit rédigé, et donc travailler la relation en amont — là où se gagnent réellement beaucoup d’affaires.

L’aide à la réponse suit la même logique métier : analyse automatisée du DCE qui remonte les dates clés, les critères d’attribution, les montants et les clauses RSE, et QuotEasy, qui automatise le remplissage de la DPGF, du DQE, du BPU et de l’acte d’engagement. Côté diffusion, l’éditeur met en avant sa plateforme web, des alertes e-mail personnalisées et un export automatisé vers le CRM, compatible Salesforce, HubSpot, Pipedrive, Sage CRM, Sugar CRM, Microsoft Dynamics et Monday Sales CRM — l’éditeur se disant par ailleurs « compatible avec tous les CRM ». Pour une direction commerciale du BTP qui a le nez dans son CRM toute la journée, c’est cohérent et solide.

Voir l’outil en action

Configuration en quelques minutes. Essai gratuit de 14 jours.

Démarrer l’essai gratuit →

Tarif Vecteur Plus : ce qui est public, et ce qui ne l’est pas

Aucun prix n’apparaît sur le site de l’éditeur. Il n’y a ni grille, ni fourchette, ni page de tarifs : l’éditeur oriente vers une demande de démonstration ou vers un test en libre-service limité à trois marchés offerts. Des estimations circulent sur des pages de comparaison rédigées par des concurrents ; elles ne sont confirmées par aucune source de l’éditeur, et nous ne les reproduisons pas ici. De la même façon, la durée d’engagement, le préavis et les conditions de résiliation ne sont pas publiés : nous ne savons donc pas ce qu’ils prévoient, et personne ne devrait l’affirmer à votre place.

Ce n’est pas un reproche moral, c’est une conséquence pratique : vous ne pouvez pas comparer avant d’être passé par tout un cycle de vente. Si vous demandez un devis, exigez qu’il précise par écrit les six points suivants.

  1. Le périmètre géographique exact et les sources réellement surveillées.
  2. Le nombre d’utilisateurs inclus, et le coût d’un utilisateur supplémentaire en cours de contrat.
  3. La durée d’engagement, la date d’échéance et le délai de préavis pour résilier.
  4. Les modalités de reconduction et la procédure exacte pour y mettre fin.
  5. Ce qui est facturé en plus : formation, accompagnement, options de données, modules de réponse.
  6. La possibilité de récupérer vos thèmes, vos historiques et vos exports si vous partez.

En face, notre position est simple parce qu’elle est publiée : Jorpex démarre à 49 USD par mois — le tarif est libellé en dollars —, se paie au mois, sans engagement, sans facturation par utilisateur, avec un essai gratuit de 14 jours et une inscription en ligne sans passage obligé par un commercial.

Vecteur Plus ou Jorpex : le comparatif ligne par ligne

Vecteur Plus Jorpex
Nature du service Détection d’opportunités publiques et de projets privés du bâtiment Veille des avis publiés, avec ciblage par IA
Périmètre Marché français Plus de 50 sources publiques, plusieurs pays, JOUE/TED inclus
Sources annoncées BOAMP, JOUE, 400 titres de presse, 12 000 sites, Sitadel Plus de 50 sources officielles et profils d’acheteur
Détection avant l’AAPC Oui, c’est le cœur du produit Non
Ciblage Plus de 7 000 thèmes métier indexés Par IA, à partir de votre activité, de vos codes CPV, de vos seuils et de vos zones
Réception Plateforme web, alertes e-mail, export CRM (Salesforce, HubSpot, Pipedrive, Sage CRM, Sugar CRM, Microsoft Dynamics, Monday Sales CRM) E-mail, Slack
Aide à la réponse Analyse du DCE, QuotEasy (DPGF, DQE, BPU, acte d’engagement) Non proposée
Langues Produit calibré sur le marché français 17 langues européennes
Tarif Non publié — aucune grille ni fourchette sur le site de l’éditeur Publié, à partir de 49 USD par mois
Engagement Non publié Au mois, sans engagement
Souscription Compte gratuit limité à 3 marchés en ligne ; au-delà, démonstration commerciale Inscription en ligne, essai gratuit de 14 jours

Une remarque utile quand vous établissez votre liste restreinte de concurrents de Vecteur Plus : DoubleTrade et EXPLORE appartiennent tous deux au groupe Intescia depuis l’opération annoncée en septembre 2023, tandis que Vecteur Plus relève d’Infopro Digital. Mettre les trois en concurrence, c’est donc négocier avec deux groupes, pas trois.

Les limites à connaître avant de signer ou de renouveler

Le périmètre est français. Le JOUE figure parmi les sources, mais l’offre est calibrée sur le marché français, et les quatre sites de l’éditeur sont en France. Si vous répondez à des consultations chez nos voisins, ou si vous surveillez les appels d’offres européens sur TED, l’éditeur n’annonce ni offre ni périmètre correspondants.

La réception s’arrête au poste de travail commercial. Plateforme, e-mail, CRM : c’est parfait pour une équipe grands comptes structurée, moins pour un conducteur de travaux ou un responsable d’études qui ne consulte ni le CRM ni sa boîte e-mail avant 19 h. L’éditeur n’annonce d’envoi vers Slack ou Microsoft Teams ni sur son site ni dans sa documentation publique — c’est une absence constatée après recherche, pas un démenti de sa part. Précisons aussi que recevoir dans Slack l’alerte d’un appel d’offres n’a rien d’exclusif sur ce marché : d’autres outils récents le proposent. Face aux acteurs historiques français, en revanche, c’est une vraie différence d’usage.

L’ouverture technique est faite pour le CRM, pas pour vos développeurs. L’éditeur annonce bien une intégration CRM par API — Salesforce, HubSpot, Pipedrive, Sage CRM, Sugar CRM, Microsoft Dynamics, Monday Sales CRM, et « compatible avec tous les CRM » —, mais il n’en précise pas la nature et ne publie pas de documentation développeur. Si votre besoin est d’alimenter un outil interne, posez la question explicitement pendant l’avant-vente.

Le calibrage est celui d’une ETI qui vend à des directions commerciales. Une TPE de trois personnes qui veut simplement voir passer les MAPA de son département, avec le bon lot et le bon code CPV, achète beaucoup de puissance dont elle n’utilisera qu’une fraction.

La règle de décision, en trois questions

Répondez honnêtement, dans l’ordre.

  1. Vos affaires se gagnent-elles avant la publication de l’avis ? Si votre taux de réussite dépend d’un contact pris six mois plus tôt avec la maîtrise d’ouvrage, la détection amont est votre produit. Gardez Vecteur Plus, ou regardez ce qui joue sur le même terrain.
  2. Soumissionnez-vous hors de France, ou comptez-vous le faire dans l’année ? Si oui, sachez que l’éditeur n’annonce aucune couverture hors de France. Une veille multi-pays règle la question d’un coup.
  3. Qui doit voir l’alerte, et à quel endroit ? Une équipe commerciale équipée d’un CRM n’a pas les mêmes besoins qu’un bureau d’études de cinq personnes qui travaille toute la journée dans un canal Slack.

La règle tient en une ligne : si vous répondez « non » à la première question et « oui » à la deuxième ou à la troisième, un abonnement limité au périmètre français, dont ni le tarif ni la durée d’engagement ne sont publiés, n’est plus le bon achat. Un « oui » franc à la première question, et il le reste — même à un tarif que vous ne connaîtrez qu’après la démonstration.

Les solutions gratuites à tester d’abord

Avant tout abonnement, sachez ce que les sources officielles vous donnent gratuitement. Le BOAMP permet de créer des alertes sur recherche enregistrée, sans frais. TED, le supplément au JOUE, diffuse les avis européens au-dessus des seuils de procédure formalisée et permet lui aussi des alertes par e-mail. La plateforme PLACE couvre l’État et de nombreux établissements publics, et les données essentielles de la commande publique (DECP) sont publiées en open data.

Ces solutions ont deux limites structurelles, et elles expliquent l’existence même de la catégorie. D’abord, les consultations françaises sont éclatées entre des dizaines de profils d’acheteur et de plateformes de dématérialisation : suivre le BOAMP ne suffit pas à voir passer les MAPA, alors que c’est précisément là que les TPE/PME gagnent. Ensuite, une alerte par mots-clés ne trie rien : vous recevez tout ce qui contient le mot, y compris ce que vous ne pouvez pas exécuter, et vous finissez par ne plus ouvrir les messages. Si vos alertes gratuites vous donnent déjà tout ce dont vous avez besoin, gardez-les. Le jour où le bruit vous fait manquer un avis, la question n’est plus le prix, c’est le tri.

Changer d’outil sans rupture de veille

Une bascule se prépare sur un mois, pas sur une matinée.

  • Notez d’abord la date d’échéance de votre contrat en cours et le préavis, et faites-les confirmer par écrit. Tant que vous ne les connaissez pas, vous ne savez pas de quel délai vous disposez pour décider.
  • Exportez la liste de vos thèmes, mots-clés, codes CPV, acheteurs suivis et zones. C’est votre paramétrage, accumulé au fil des années.
  • Faites tourner les deux outils en parallèle pendant quatre semaines complètes, pas une semaine.
  • Comparez sur les avis manqués, pas sur les avis reçus. Prenez cinq consultations auxquelles vous avez répondu ce trimestre et vérifiez que chaque outil les avait bien remontées, à la bonne date.
  • Mesurez le délai entre publication et alerte sur ces mêmes avis, et le nombre d’alertes hors sujet par semaine.
  • Décidez avec les personnes qui répondent réellement : celui qui rédige le mémoire technique, pas celui qui signe l’abonnement.

Questions fréquentes

Combien coûte Vecteur Plus ?

L’éditeur ne publie aucun tarif. Il n’existe ni grille ni fourchette officielle sur son site : l’éditeur propose une demande de démonstration ou un test en libre-service limité à trois marchés. Des estimations circulent sur des comparatifs rédigés par des concurrents, mais elles ne sont confirmées par aucune source de l’éditeur et nous ne les reprenons pas. La seule façon d’obtenir un chiffre fiable est de demander un devis écrit, en précisant le périmètre, le nombre d’utilisateurs, la durée d’engagement et le préavis de résiliation. À titre de comparaison, Jorpex affiche son tarif publiquement, à partir de 49 USD par mois, au mois et sans facturation par utilisateur.

Peut-on s’abonner à Vecteur Plus sans engagement ?

Les conditions contractuelles — durée, reconduction, préavis — ne sont pas publiées, nous ne pouvons donc ni les décrire ni affirmer qu’elles poseraient problème. Demandez-les par écrit avant de signer et notez la date d’échéance dans votre agenda dès le premier jour. Si votre critère principal est une veille des appels d’offres sans engagement, sachez que Jorpex se paie au mois et se résilie à tout moment, sans période minimale.

Vecteur Plus couvre-t-il les appels d’offres européens ?

Le JOUE fait partie des sources annoncées, mais l’offre est construite pour le marché français et l’éditeur n’affiche pas de couverture hors de France. Pour la Belgique, l’Espagne, l’Allemagne ou les Pays-Bas, il n’annonce aucune couverture. Jorpex agrège plus de 50 sources publiques dans plusieurs pays, avec des notifications et des résumés IA en 17 langues européennes, ce qui évite d’empiler les outils quand le périmètre s’élargit.

Peut-on recevoir les appels d’offres sur Slack ?

Chez Vecteur Plus, l’éditeur décrit trois canaux : la plateforme web, les alertes e-mail et l’export CRM ; aucune intégration Slack ou Teams n’apparaît sur ses pages publiques. Jorpex envoie les avis correspondants directement dans un canal Slack, ou par e-mail si vous préférez. Soyons précis : d’autres outils récents diffusent également dans les messageries d’équipe, ce n’est donc pas une exclusivité de marché, mais c’est bien une différence face aux acteurs historiques français.

Vecteur Plus ou DoubleTrade : lequel choisir ?

Les deux sont des acteurs français établis qui ne publient pas leurs tarifs et vendent leur accès complet par démonstration. La différence de nature compte plus que la comparaison fonctionnelle : Vecteur Plus appartient à Infopro Digital et mise sur la détection amont, y compris les projets privés du bâtiment ; DoubleTrade appartient au groupe Intescia, tout comme EXPLORE depuis l’opération annoncée en septembre 2023. Autrement dit, deux des trois noms qui figurent habituellement sur une liste restreinte française relèvent aujourd’hui du même propriétaire, ce qu’il vaut mieux savoir avant d’ouvrir une négociation.

Quelle solution pour une TPE ou une PME qui vise surtout des MAPA ?

Commencez par les alertes gratuites du BOAMP et par les profils d’acheteur de vos collectivités, puis mesurez pendant un mois ce qui vous échappe réellement. Si le problème est le volume de bruit et la dispersion entre plateformes de dématérialisation, un outil de ciblage par IA facturé au mois règle la question pour un budget de logiciel. Un abonnement calibré pour une direction commerciale se justifie rarement pour une équipe de trois personnes qui répond à des MAPA dans deux départements.

Découvrez les appels d’offres qui correspondent à votre entreprise