Alternative à EXPLORE : comparatif pour votre veille des marchés publics

EXPLORE (explore.fr) est une suite de données BtoB dont la commande publique n’est qu’un module, vendue sur devis après une phase de test. Voici ce qu’elle fait bien, ce que l’éditeur dit de sa tarification, et à partir de quand un outil de veille des appels d’offres sans engagement suffit.

Publié le 8 août 2026

En bref

  • EXPLORE est un éditeur nantais installé à Carquefou, dont la marque est née en 1997 — la société, elle, a été immatriculée en 2009. La détection des marchés publics n’est arrivée qu’en 2008 et cohabite avec l’immobilier, la construction, la veille société et le territoire.
  • Son atout réel, c’est l’anticipation : les alertes de renouvellement, qui signalent selon l’éditeur les marchés amenés à se renouveler et les attributaires en place, et les fiches des acheteurs publics (coordonnées, contacts, SIRET, historique d’avis, attributaires).
  • Aucun tarif n’est publié. L’éditeur indique que le prix dépend de différents paramètres — périmètre géographique, type de données, nombre d’utilisateurs, format de restitution — et que le montant définitif est « généralement établi après une phase de test » ; la diffusion d’articles de presse est soumise à une redevance complémentaire, calculée après coup sur le volume reçu. L’abonnement, lui, est annoncé pour douze mois, généralement reconductible par tacite reconduction.
  • Depuis le 18 septembre 2023, EXPLORE et DoubleTrade appartiennent au même groupe, Intescia. Deux lignes de votre liste restreinte ne font donc qu’un seul fournisseur.
  • Jorpex couvre plus de 50 sources publiques, diffuse dans Slack ou par e-mail, et démarre à 49 USD par mois (tarif public, facturé en dollars américains) : abonnement mensuel résiliable à tout moment, essai gratuit de 14 jours, sans frais par utilisateur — mais ne remplace ni les données immobilières ni les alertes de renouvellement d’EXPLORE.

L’alternative à EXPLORE dépend entièrement de ce que vous lui achetez : si c’est la donnée immobilière produite en propre et la capacité à repérer un marché avant la publication de l’avis d’appel public à la concurrence (AAPC), aucun outil d’alertes ne la remplace ; si c’est simplement recevoir les bons appels d’offres sur vos codes CPV et vos zones, un service de veille souscrit en ligne, sans passer par un commercial — Jorpex, par exemple — fait le même travail avec un tarif affiché et un abonnement mensuel résiliable à tout moment.

Cette page est publiée par Jorpex, qui vend un service concurrent. Nous nous en tenons donc à ce qu’EXPLORE publie lui-même sur son site et à ce que disent les registres publics, et nous signalons explicitement ce que nous n’avons pas pu vérifier.

Ce qu’est EXPLORE, et ce qu’il fait très bien

EXPLORE est une SAS immatriculée le 30 novembre 2009, RCS Nantes B 518 891 395, au capital de 2 240 181 €, dont le siège est au 1 boulevard Ampère, 44470 Carquefou. Code NAF 73.20Z (études de marché et sondages), tranche d’effectif 100 à 199 salariés au millésime 2023 pour cette unité légale ; l’INSEE la classe malgré tout en entreprise de taille intermédiaire, catégorie qui s’apprécie au niveau du groupe et non de l’unité légale. La marque, elle, est plus ancienne que la société : elle a été fondée en 1997 par Laurent Nicouleau et Philippe Raison, d’où le « plus de 25 ans » encore affiché par l’éditeur.

L’histoire explique le produit. Premier client et détection des projets de déménagement en 1998, premier panorama de presse en 1999, détection des projets immobiliers et d’aménagement urbain en 2002, installation à Carquefou en 2005 — et seulement en 2008 le lancement de la détection des marchés publics. Puis un bureau parisien en 2010, une levée de 2 M€ en 2014, un pôle Data & Analytics en 2015, l’entrée du fonds Activa Capital en 2018, la création du groupe EXPLORE en 2019, et les acquisitions de SociétéInfo, Codata, Wanao et Sendao en 2021.

Autrement dit : la commande publique est un module dans une maison de données BtoB, pas le produit d’origine. C’est une force autant qu’une limite.

Sur le module de veille des appels d’offres, l’éditeur décrit trois choses qui méritent d’être prises au sérieux :

  • Les alertes en temps réel sur les nouveaux avis et les appels à projets, filtrables par secteur, par zone géographique et par type de procédure. Notez au passage qu’un appel à projets n’est pas un appel d’offres : c’est un instrument distinct, souvent hors du code de la commande publique. Le fait qu’EXPLORE traite les deux est cohérent avec les segments qu’il cible — collectivités et services publics, prestataires de collectivités, acteurs du financement.
  • Les alertes de renouvellement, qui s’appuient, selon l’éditeur, sur la durée moyenne des contrats pour signaler qu’un marché en cours arrive à échéance, en indiquant les attributaires en place. C’est là que se joue une bonne partie des appels d’offres français : quand vous rencontrez l’acheteur public six à douze mois avant l’AAPC, vous ne découvrez pas le DCE en même temps que vos concurrents. Jorpex ne reproduit pas cela : notre outil part des avis publiés.
  • Les fiches des acheteurs publics : coordonnées, contacts, SIRET, historique des avis publiés et liste des attributaires. Couplées aux données SIRENE et aux données d’entreprises produites en interne, ces fiches en font un outil de prospection, pas seulement une boîte de réception.

EXPLORE décline sa veille des marchés publics en quinze secteurs, chacun avec sa page dédiée : aménagement urbain, assurance, construction, énergie, études et avant-projets, financement, immobilier, informatique, maintenance, nettoyage, ressources humaines, restauration, services généraux, sécurité et traitement des eaux — auxquels s’ajoutent les appels à projet ARS (santé). Si votre activité n’y figure pas — formation, transport —, faites vérifier en démonstration la finesse de l’indexation sur votre nomenclature CPV plutôt que de la supposer aussi fine que pour les secteurs mis en avant.

Enfin, l’intégration est mature : des données prêtes à être versées dans le système d’information, des connecteurs vers HubSpot, Sage, Salesforce et d’autres CRM, une intégration par iFrames, des liens URL, des bibliothèques API et la solution d’intégration CRM EXPLORE Insights, les données pouvant par ailleurs alimenter un ERP ou un SIG.

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Le tarif d’EXPLORE n’est pas public : ce que l’éditeur en dit

Aucun prix ne figure sur explore.fr, et c’est assumé. L’éditeur indique que le montant dépend de « différents paramètres », dont il cite quatre exemples — le périmètre géographique, le type de données, le nombre d’utilisateurs et le format de restitution — et que le montant définitif est « généralement établi après une phase de test ». Il précise également que les abonnements faisant appel à la diffusion d’articles de presse sont soumis à une « redevance complémentaire ex post, en fonction du volume d’articles reçus » — ce que nous lisons comme une répercussion des droits d’auteur, l’éditeur indiquant par ailleurs reverser au CFC les droits liés à la diffusion de ces contenus. Il publie en revanche la durée de son abonnement : douze mois, généralement reconductible par tacite reconduction.

Concrètement, deux conséquences pour votre budget. D’abord, vous ne comparerez pas des grilles tarifaires mais des devis, ce qui allonge la décision. Ensuite, la part « presse » est une ligne variable : elle ne dépend pas seulement de ce que vous achetez, mais de ce que vous recevez.

Des estimations de prix circulent sur des comparatifs tiers. Aucune n’est confirmée par une source primaire — l’éditeur ne publie aucun tarif. Nous ne les reprenons pas.

Ce que vous pouvez faire, en revanche, c’est cadrer la démonstration. Voici la liste de questions à poser, à faire écrire dans le devis :

  1. Quelles sources sont réellement collectées pour mon périmètre : BOAMP, JOUE/TED, quels profils d’acheteur et quelles plateformes de dématérialisation, nommément ?
  2. Quel délai entre la publication de l’AAPC sur la plateforme source et la réception de mon alerte ?
  3. Combien d’avis correspondant à mes critères ont été détectés sur les douze derniers mois ? Demandez le chiffre, pas une capture d’écran.
  4. Les MAPA (marchés à procédure adaptée) publiés uniquement sur le profil d’acheteur sont-ils couverts, et pour quels acheteurs ?
  5. Le prix inclut-il combien d’utilisateurs nommés, et quel est le coût d’un utilisateur supplémentaire en cours d’abonnement ?
  6. La ligne « presse » est-elle plafonnée ? À quel volume, et que se passe-t-il au dépassement ?
  7. Durée d’engagement, préavis de résiliation, modalités de reconduction : l’éditeur annonce douze mois, généralement reconductibles par tacite reconduction. Vérifiez que votre devis reprend bien ces conditions, et faites-y figurer le préavis exact.
  8. Que devient l’accès à l’historique et aux exports quand l’abonnement s’arrête ?

Un dernier point vérifiable et utile : EXPLORE publie deux chiffres de couverture pour son module commande publique — « + 200 000 appels d’offres détectés / an » et « + 70 000 avis d’attribution sourcés / an » — et nomme ses grandes familles de sources, du BOAMP et du JOUE à PLACE, France Marchés et la DILA, en passant par les sites des acheteurs publics. Ce qu’il ne publie pas, en revanche, c’est la liste nominative des profils d’acheteur et des plateformes de dématérialisation effectivement collectés, ni le délai entre publication et alerte. Ce n’est pas un défaut de produit, c’est un défaut d’information à combler avant de signer.

EXPLORE et DoubleTrade appartiennent au même groupe

C’est l’angle mort de la plupart des présélections françaises. L’acquisition du groupe EXPLORE par Intescia a été annoncée le 18 septembre 2023 ; EXPLORE était auparavant accompagné par Activa Capital, tandis qu’Intescia est adossé à Five Arrows (Rothschild & Co). La même année, Intescia avait racheté l’italien Telemat. Au moment de l’annonce, le groupe indiquait servir « plus de 20 000 clients et 100 000 utilisateurs en Europe » et annonçait qu’à court terme l’ensemble consolidé « représentera 60 millions de chiffre d’affaires » et réunira « près de 600 collaborateurs », avec une présence internationale au Benelux, en Italie, en Espagne, au Maroc et en Tunisie. Ces chiffres datent de septembre 2023 ; le groupe en affiche aujourd’hui de plus élevés sur son propre site, dont 800 collaborateurs et plus de 33 000 clients. Yannick Dupuch, déjà PDG d’Intescia, a pris la direction du nouvel ensemble ; Christophe Vanackère a été nommé président-directeur général d’Intescia en 2025.

Le portefeuille du groupe comprend notamment DoubleTrade, EXPLORE, Spigao, Wanao, Sendao, Corporama, SociétéInfo, Scores & Décisions, Codata, Territoire360 et BatiPulse.

Ce que cela change pour vous, très concrètement : si votre mise en concurrence interne oppose EXPLORE à DoubleTrade, vous ne mettez pas deux fournisseurs en concurrence, vous négociez deux fois avec le même. Sur la plupart des listes restreintes, le principal acteur français hors Intescia est Vecteur Plus — qui appartient, lui, au groupe Infopro Digital. D’autres services français existent en dehors de ces deux groupes : prévoyez-en au moins un si vous voulez une vraie tension sur le prix.

EXPLORE ou Jorpex : le comparatif ligne par ligne

Critère EXPLORE Jorpex
Nature du produit Suite de données BtoB : commande publique, immobilier et construction, veille société, territoire Service d’alertes sur les marchés publics, et rien d’autre
Tarif Non publié Publié, à partir de 49 USD par mois (facturation en dollars américains)
Mode de tarification Selon notamment le périmètre géographique, le type de données, le nombre d’utilisateurs et le format de restitution ; montant définitif « généralement établi après une phase de test » Abonnement mensuel, sans frais par utilisateur
Ligne variable Diffusion d’articles de presse soumise à une redevance complémentaire, calculée après coup sur le volume reçu Aucune
Mise en route Démonstration commerciale, puis phase de test Inscription en ligne, essai gratuit de 14 jours
Engagement Abonnement de 12 mois, généralement reconductible par tacite reconduction Mensuel, résiliable à tout moment
Couverture annoncée Plus de 200 000 appels d’offres détectés et plus de 70 000 avis d’attribution sourcés par an (chiffres éditeur) Plus de 50 sources publiques, avis traités dans 17 langues européennes
Diffusion Plateforme web, alertes e-mail, intégration CRM (HubSpot, Sage, Salesforce…), iFrames, liens URL, bibliothèques API, EXPLORE Insights Slack, e-mail
Anticipation avant l’AAPC Alertes de renouvellement fondées, selon l’éditeur, sur la durée moyenne des contrats, avec indication des attributaires en place ; fiches des acheteurs publics Pas d’équivalent : Jorpex part des avis publiés
Données hors commande publique Données exclusives sur l’immobilier, la construction et le foncier depuis le début des années 2000 ; données SIRENE ; fiches d’entreprises Aucune

Une précision d’honnêteté sur deux lignes de ce tableau. Premièrement, EXPLORE n’annonce nulle part, ni sur son site ni dans ses pages publiques, de diffusion vers Slack ou Microsoft Teams : les canaux décrits sont la plateforme, l’e-mail et le CRM. L’absence d’information publique ne vaut pas absence de fonctionnalité : posez la question en démonstration. Deuxièmement, la diffusion dans une messagerie d’équipe n’est pas une exclusivité Jorpex : d’autres outils récents la proposent aussi. Face aux acteurs historiques français, en revanche, c’est une vraie différence de génération.

La règle de décision en trois questions

1. La commande publique est-elle votre seul besoin ? Si votre direction commerciale achète aussi de la donnée immobilière, foncière ou société, EXPLORE est cohérent : vous mutualisez un socle. Si vous n’utilisez que le module consacré aux appels d’offres, vous payez une profondeur de données que personne ne consultera.

2. Devez-vous travailler l’acheteur avant l’AAPC ? Si votre cycle de vente impose de rencontrer l’acheteur public des mois avant la consultation, les alertes de renouvellement valent leur prix, et un outil qui part des avis publiés, comme le nôtre, ne les remplace pas. Si vous répondez surtout à des MAPA et à des marchés récurrents que vous connaissez déjà, cette valeur reste inexploitée.

3. Voulez-vous un budget prévisible et une sortie simple ? Un devis annuel sur mesure avec une ligne variable au volume n’est pas comparable à un abonnement mensuel affiché. Si votre équipe compte trois personnes et que la question se joue à quelques centaines d’euros par mois, l’écart de modèle pèse plus lourd que l’écart de fonctionnalités.

La règle : si vos réponses sont « la commande publique uniquement », « les avis publiés me suffisent » et « je veux un prix affiché », prenez un outil de veille des appels d’offres sans engagement. Si l’une des deux premières réponses s’inverse, EXPLORE se défend très bien.

Ce que vous pouvez déjà obtenir gratuitement

Avant de comparer des abonnements, mesurez votre point de départ. Quatre voies officielles, toutes gratuites :

  • Le BOAMP (boamp.fr) : consultation libre, recherches enregistrées et alertes par e-mail sur vos critères — compte gratuit, jusqu’à dix alertes actives.
  • Le JOUE / TED (ted.europa.eu) : recherches enregistrées et alertes gratuites sur les marchés au-dessus des seuils de procédure formalisée, dans toute l’Union.
  • Les profils d’acheteur et plateformes de dématérialisation : PLACE pour l’État, et les dizaines de plateformes des collectivités et des hôpitaux. La plupart proposent des alertes gratuites — mais une par plateforme, avec un compte par plateforme.
  • Les DECP (données essentielles de la commande publique) : publiées par les acheteurs sur data.gouv.fr depuis le 1er janvier 2024, et reprises sous forme de jeux de données consultables sur data.economie.gouv.fr. Indispensables pour reconstituer l’historique d’un acheteur et identifier les attributaires. Utiles a posteriori, inutiles pour l’alerte.

Ce que ces voies ne font pas : dédoublonner un même marché publié sur trois canaux, hiérarchiser cent avis par pertinence, couvrir les MAPA que l’acheteur n’a publiés que sur son propre profil d’acheteur, ni vous éviter d’ouvrir quatorze portails chaque matin. C’est exactement le travail que vous payez, chez EXPLORE comme chez nous. Si votre TPE ne suit qu’un code CPV sur un département, les alertes BOAMP suffisent probablement — et il faut le dire.

Changer d’outil sans rupture de veille

Une bascule ratée peut coûter un appel d’offres manqué : sur un marché de quelque importance, cela dépasse largement le coût d’une année d’abonnement. Procédez dans cet ordre :

  1. Exportez vos critères actuels avant toute discussion : codes CPV, zones géographiques, seuils de montant, mots-clés, exclusions, listes d’acheteurs suivis. L’export vaut mieux que la mémoire.
  2. Relisez votre contrat pour y relever la date d’échéance et le préavis de résiliation. EXPLORE annonce un abonnement de douze mois généralement reconductible par tacite reconduction : la fenêtre de dénonciation se manque vite, et vos conditions exactes figurent dans votre devis signé.
  3. Faites tourner les deux outils en parallèle sur un cycle complet, trente jours minimum, sans rien couper.
  4. Comparez sur les avis manqués, pas sur le volume reçu. Prenez cinq marchés que vous avez remportés ou perdus l’an dernier et vérifiez lequel des deux outils les aurait remontés, à quelle date, et à quel rang.
  5. Testez spécifiquement les MAPA, là où se gagnent les marchés des TPE/PME et où la couverture est susceptible de diverger le plus entre fournisseurs, faute de publication centralisée obligatoire.
  6. Reconstituez ce que vous perdez. Si vous abandonnez les fiches des acheteurs publics, remplacez-les par une routine DECP : historique des avis et attributaires par acheteur, une fois par trimestre.
  7. Choisissez le canal de réception avant le déploiement : un canal Slack par profil de veille, pas une boîte e-mail partagée que personne ne relit.
  8. Ne résiliez qu’après avoir vu, deux semaines de suite, les mêmes avis arriver des deux côtés.

Questions fréquentes

EXPLORE publie-t-il ses tarifs ?

Non. L’éditeur indique que le prix dépend notamment du périmètre géographique, du type de données, du nombre d’utilisateurs et du format de restitution, et que le montant définitif est « généralement établi après une phase de test ». Les abonnements comprenant la diffusion d’articles de presse supportent en outre une redevance complémentaire, calculée après coup en fonction du volume d’articles reçus. L’abonnement, en revanche, est annoncé pour douze mois, généralement reconductible par tacite reconduction. Vous comparerez donc des devis, pas des grilles ; les estimations de prix circulant sur des comparatifs tiers ne sont confirmées par aucune source primaire, puisque l’éditeur ne publie aucun tarif.

Quelle est la différence entre EXPLORE et DoubleTrade ?

Historiquement, deux maisons distinctes : DoubleTrade vient de la détection des avis de marchés publics et se positionne aujourd’hui sur la chaîne complète, de l’identification de l’appel d’offres au dépôt de la candidature ; EXPLORE vient de la détection de projets privés et met en avant ses données produites en propre. Attention toutefois : les deux annoncent désormais l’anticipation des renouvellements, ce n’est plus un critère de départage. Depuis l’annonce du 18 septembre 2023, les deux marques appartiennent au même groupe, Intescia, adossé à Five Arrows (Rothschild & Co). Les mettre en concurrence revient donc à négocier deux fois avec le même propriétaire.

Peut-on recevoir les appels d’offres dans Slack ?

Avec Jorpex, oui : selon votre forfait, chaque profil de veille alimente un canal Slack ou une adresse e-mail, au choix. Chez EXPLORE, nous n’avons trouvé aucune mention publique d’une diffusion vers Slack ou Teams ; les canaux décrits sont la plateforme, l’e-mail et l’intégration CRM. Demandez-le explicitement en démonstration. À noter, par honnêteté : d’autres services récents proposent aussi la diffusion en messagerie d’équipe, ce n’est pas une exclusivité.

Quelles sources EXPLORE surveille-t-il exactement ?

EXPLORE nomme ses principales sources — BOAMP, JOUE, PLACE, France Marchés, DILA, sites des acheteurs publics — et annonce plus de 200 000 appels d’offres détectés et plus de 70 000 avis d’attribution sourcés par an. Il ne publie pas, en revanche, la liste exhaustive des profils d’acheteur et des plateformes de dématérialisation qu’il collecte. Exigez donc cette liste par écrit avant de signer, avec la fréquence de collecte et le délai entre publication et alerte. C’est la seule façon de comparer deux offres sur autre chose qu’une impression de démonstration.

Existe-t-il une veille des marchés publics sans engagement ?

Oui. Jorpex est mensuel, résiliable à tout moment, avec un essai gratuit de 14 jours et sans frais par utilisateur. Les acteurs historiques français fonctionnent plutôt sur devis, après démonstration ; EXPLORE indique que son abonnement est souscrit pour une durée de douze mois, généralement reconductible par tacite reconduction — vérifiez que votre devis reprend bien ces conditions.

Que perd-on en quittant EXPLORE pour un outil d’alertes ?

Trois choses, à assumer : les alertes de renouvellement fondées, selon l’éditeur, sur la durée moyenne des contrats, les fiches enrichies des acheteurs publics, et l’accès aux données immobilières et foncières hors commande publique. Si ces trois éléments servent réellement à votre équipe commerciale, gardez EXPLORE. Si vous ne vous en servez pas, vous financez une base de données adjacente pour recevoir des alertes que vous pouvez obtenir autrement.

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